Djerba, Pistes Berbères, circuit Sud Tunisien, Chott El Djerid
circuit de 10 jours dans le sud tunisien hors des sentiers battus.

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Les Pistes Berbères, un circuit de 10 jours, suite et fin.

Les Pistes Berbères, un circuit de 10 jours dans le Sud Tunisien


- Jour 6 : Nefta / Lezard Rouge / Oasis de Montagne / Nefta (230km)
Après le petit déjeuner départ pour Métlaoui et embarquement sur le train du bey "le lézard rouge" qui passe à travers les gorges de sélja, déjeuner au relais et l’après midi départ pour découverte des oasis de montagne de Chebika, tamerza et Midés. Retour à l’hôtel pour dîner et nuitée.
Samedi 10 avril 2010,
En avant pour les oasis de montagne, avant nous aurions dû prendre "Le Lézard Rouge" afin d'admirer le paysage des gorges de Selja, hélas, la voie ferrée et les ponts ont été emportés en novembre 2009 par une gigantesque crue de l‘Oued. Mais, Noureddine qui n'est jamais à cours d'idée a pris la piste menant à la ligne de chemin de fer et nous avons pu continuer à pieds et voir toute la reconstruction en cours et qui devrait s’achever en Aout d'après les ouvriers présents sur le chantier, d'autres ouvriers nous parlent de janvier 2011. 

 Le débouché des gorges de Sleja

 Le tunnel de chemin de fer permettant l'accès aux gorges de Sleja. En ce moment seul les camions l'empruntent.

 Le train "Le lézard rouge" s'inscrit à travers un canyon, et au fond de celui-ci ce trouve une mine de phosphate, dont toute la production est exportée pour l'agriculture vers les pays d’Europe.
   
Vous pouvez voir ci-dessus les travaux de reconstruction de la voie de chemin de fer, en grande partie financée par les mines de phosphate. La photo en bas à droite montre un des reste du pont qui est en cour de reconstruction.

Après cet intermède, nous reprenons la route en direction des oasis de montagne, nous empruntons une petite route (au lieu de la ligne directe) ce qui nous a permis de découvrir les montagnes désertiques striées par les vents. Ici ce massif est appelé "le Petit Atlas" en comparaison au "Grand Atlas" situé au Maroc. 
 

 


Nous découvrons la première des trois oasis de montagne "Mides" avec des gorges aux parois vertigineuses

L'oasis de Mides

 
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Direction l'oasis de "Tamerza" pour le repas de midi, avant cela, arrêt pour admirer le vieux village déserté de Tamerza et l'oued au pied du village.
 
Nous choisissons de déjeuner dans l'oasis plutôt que dans le nouveau village. nous sommes au fraiset à l'ombre, le resto est vraiment dans le type "routard".
Nous avons mangé tout le repas à l'envers : couscous, brick, salade !!!
Noureddine ne savait plus où se mettre, car il nous l'avait recommandé, pour son calme et la fraicheur de l'air, c'était très sympa.
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Avant de redescendre vers la troisième oasis, celle de "Chebika", nous nous arretons à un point de vue absolument superbe. D'un côté la vue sur le "Chott El Gharsa" et de l'autre sur la montagne avec des roches aux veines de couleurs différentes.
 

 
 La dernière oasis est engoncée dans le fond d'une petite gorge qui la fait paraître plus petite que les deux autres. La montagne au dessus est arride. Dans le fond de l'oasis côté montagne une source légèrement salée jaillit de la roche. Cette source sert à l'irrigation de l'oasis par de petits canaux qui va de parcelle en parcelle.
 

 L'oasis côté montagne

 L'oasis côté "Chott El Gharsà"

 

 

 La source d'eau jaillit de la roche par une fissure de celle-ci

 Les canaux permettent l'irrigation de l'oasis

La visite des trois oasis était superbe. Nous poursuivons notre retour vers Nefta via Tozeur en empruntant le Chott er Rahim, partie orientale du Chott el Gharsà. Sans le savoir nous sommes en dessous du niveau de la mer.

Un coeur

 Surface du Chott er Rahim, on distingue la crôute de sel en surface

 La nature fait de beau dessin !!!


- Jour 7 : Nefta / Tozeur / Kebili / Matmata (270 km)

Après le petit déjeuner départ pour Tozeur et traversée du grand lac salée «Chott El Djérid» visite et passage par Kebili, déjeuner et continuation vers Gabés, visite du souk El Jara célèbre pour les épices et puis continuation vers Matmata, qui offre une superbe vue panoramique aux décors de Star Wars avec son paysage lunaire, visite des habitations troglodytes, Dîner et nuit dans un hôtel troglodytique. 

Dimanche 11 avril 2010,

Aujourd’hui est un grand jour dans notre circuit, la traversée du lac salé “Chott el Djérid“ !!!

C’est grandiose. Le lac salé, asséché au mois d’avril, court sur des kilomètres et des kilomètres. 80 Km d’une route rectiligne. Les véhicules qui viennent vers nous, semblent sortir de l’eau avec des effets fantomatiques, distorsion des formes, encore les mirages.

la Route dans le Chott el Jerid

 

 La route de part et d’autre est bordée tout du long de bandes blanches de sel, par endroit les plaques de sel sont recouvertes d’eau l’ensemble prenant des couleurs très différentes : vertes, violettes, roses.

 

 Etendue d'eau salée qui borde la route

 Concretion de sel à la surface de l'eau

Soudain à quelques distances de la route, un bus abandonné sur le Chott, au milieu de nul part. Que fait-il là ?

Demi-tour, il faut aller voir ça, nous quittons la route pour rouler sur le Chott et découvrir le bus, tout du moins ce qu’il en reste.

Nous commençons le délire, personne autour de nous, nous sommes les rois du monde …

Finir le trajet en bus, même Noureddine joue le jeu et prend le volant.

Le Paysage est magnifique, hors du temps, en plus, le lecteur Cd (de la voiture, pas du bus !!!) diffuse une chanson de Charles Aznavour, cela rend les émotions encore plus fortes. Le monde semblait nous appartenir, mais que nous étions bien modestes par rapport à la nature qui nous entoure. Au loin un mirage, deux îles semblent se détacher au-dessus de l’eau.

 

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Retour à la réalité, nous reprenons la route rectiligne pour la poursuite de la traversée du Chott. Soudain au milieu du Chott, des boutiques !!!

 

C’est kitch et complètement incongru. Des tas de sable recouverts de sel colorés de couleurs différentes entourent des petits lacs d’eau salée, lesquelles grouillent d’êtres microscopiques, comment peut-il y avoir de la vie dans une eau aussi salée ?

 

La fin du Chott arrive, le paysage commence à changer, des arbustes rabougris et le sable remplace la croute de sel. Avant d’arriver à Kebili, nous faisons un détour par des sources d’eau chaude, de grands édifices servent à refroidir l’eau qui est puisée à plus de 1500 mètres de profondeur, l’eau sort de terre à plus de 80°C, elle est refroidie jusqu’à environ 40 - 45°C avant de partir vers la palmeraie qui borde le Chott.

 La fin du Chott

 La vie reprend

Au premier plan, un canal d'irrigation

La tour de refroidissement 

 L'eau est à 40°C, un petit bain ?

 Au sommet de la tour,
l'eau est à 80°C

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Nous nous retrouvons à quatre touristes plus nos chauffeurs pour le repas de midi à Kebili, dans le restaurant des dunes. On déjeune sous la tonnelle du patio, c’est divin.

Il faut repartir pour la poursuite du circuit, il reste encore 170 Km à faire cet après-midi. Donc direction Gabès, nous longeons le Jebel Tebaga, le paysage est toujours aussi aride, à tel point que par moment nous apercevons des trombes de poussières plus ou moins importantes qui se forment dans la plaine.

 Le Jebel Tebaga

 Une trombe de poussière au loin

 

Avant El Hamma, nous faisons un détour par une petite forêt d’eucalyptus, nous avons la chance de voir quelques eucalytus en fleurs,

 

Nous poursuivons vers Gabes, nous commençons à avoir un peu de circulation, la végétation cède la place à des zones industrielles. Nous entrons dans Gabes pour nous arrêter à côté du souk Jara, marché aux épices, ancienne place aux esclaves. La place est jolie, mais nous sommes tout de suite agressés par les vendeurs, je ne supporte pas, après avoir passé plusieurs jours en marge du désert, dans des zones peu peuplées, cette agression me donne l’impression de perdre d’un seul coup tout le bénéfice du séjour. Je n’ai qu’une envie, m’enfuir au plus vite et retourner au calme. Au bout d’une heure, j’arrive à évacuer cette colère qui m’est venue d’un coup en buvant un jus d’orange pressé. Nous reprenons la route avec soulagement vers Matmata. Nous retrouvons des paysages désertiques et arides en arrivant à Matmata.

 

Nous visitons un hôtel troglodyte où des scènes de le Guerre des Etoiles ont été tournées, avant de nous installer également dans notre hôtel troglodyte. Mais que nos amis claustrophobes se rassurent c’est largement ouvert vers l’extérieur.

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 L'hôtel troglodyte : le niveau du sol est situé au niveau du toit de l'hôtel. Nous sommes sous terre !

 

- Jour 8 : Matmata / Djerba (120.km)

Après le petit déjeuner, départ pour Djerba par le ferry,  tour de l’île pour visite de Guellala, Houmet Souk célèbre par ses magasins de souvenirs et son port de pèche et marina, retour à l’hôtel pour le déjeuner, après midi libre, dîner et nuitée à l’hôtel au bord de plage «Dar Taoufik» 

Lundi 12 Avril 2010,

La matinée débute par la visite d’une maison troglodyte traditionnelle où une dame nous accueille avec une galette berbère accompagnée d ‘une assiette d’huile d’olive et de miel (c'est délicieux, même à 8 heures du matin) et avec bien sur l’inévitable thé à la menthe. Nous découvrons beaucoup de choses sans que cela fasse trop «touristique», ainsi j’apprends à faire de la farine à la façon traditionnelle.

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En direction de Djerba, nous prenons le bac à El Jorf pour une traversée qui dure environ 15 mn. A Ajim nous partons en vers Guellala, village célèbre pour ses poteries. En effet le magasin où nous conduit Nourredine, offre des pièces de toute beauté, loin des pièces vendues à Djerba dans Houmèt Souk. Quelques achats s’imposent que je fais avec beaucoup de plaisir.

Pour finir nous arrivons à Houmèt Souk pour le repas de midi, où nous mangeons notre énième couscous. Revisite des souks où l’on nous propose maintes fois des babouches, nous décidons en rigolant que couscous et babouches ne feront plus partie de notre vocabulaire pendant au moins 6 mois. Nous découvrons même un antiquaire qui propose de belles pièces, sont-elles authentiques ?

 

Ensuite Noureddine nous emmène visiter la marina, nous découvrons des empilements de jarres, celles-ci servent à la pêche aux poulpes.

 Les bateaux de pêche dans la marina

 Les jarres pour la pêche aux poulpes

 Fastidieux travail que de déméler
les filets après la pêche

Installation ensuite au Dar Taoufik, petit hôtel de 37 chambres, très sympa, à 200 mètres de la plage.

 

C’est le moment de se séparer Nourredine. Celui-ci repart pour Ksar Ghilane demain pour deux jours. Nous avons l‘impression de quitter un ami. Mais qui sait, Inch Allah ………….. 


 - Jour 9 : Djerba

Journée libre dans un hôtel au bord de plage en pension complète. 

Mardi 13/04/2010,

C’est une matinée très farniente : lecture ; mots fléchés, nous revoyons Moez pour faire le bilan du circuit qui est très positif, c’est la première fois qu’il le propose en 10 jours. Seul lieu à éviter Gabès où les vendeurs sont très agressifs, mais peut être que ce sentiment perçu venait du fait que nous avions passé plusieurs jours dans des endroits peu fréquentés. L’après midi : ballade sur la plage très agréable et propre.

 

 


- Jour 10 : Départ

Transfert de votre hôtel pour l’aéroport selon horaire avion et fin du circuit. 

Mercredi 14/04/2010,

Merci à toi Moez, de nous avoir concocté ce circuit en tenant compte de l’esprit que nous voulions donner à ce voyage. 

Un grand Merci à Noureddine pour nous avoir guidé hors des sentiers battus, expliqué la culture de ce beau pays, le mode de vie, l’esprit du coran, la géographie et cela avec une gentillesse permanente et une très grande disponibilité.

 

 

F I N

 



Publié à 07:18, le 16/05/2010, Île de Djerba
Mots clefs : MatmatagabesChott el DjeridDjerba
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