Djerba, Pistes Berbères, circuit Sud Tunisien, Chott El Djerid
circuit de 10 jours dans le sud tunisien hors des sentiers battus.

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Les Pistes Berbères, un circuit de 10 jours, première partie ...

Les Pistes Berbères, un circuit de 10 jours dans le Sud Tunisien

Circuit berbère de 1.200km environ pour découvrir le grand sud de la Tunisie en 4x4

 
Intro :
Bonjour à tous les lecteurs,
30 ans de mariage cela se fête, alors nous avons décidé, mon mari (Vincent) et moi (Florence), d'aller en Tunisie pour la première fois.
Mais pas question de se dorer au bord d'une piscine et de fréquenter les hôtels touristiques.
Alors en route vers les pistes berbères,
Séjour concocté sur mesure en ayant contacté Moez  RASAA par internet rmoez@hotmail.com.
Comment l’avons-nous trouvé ?
En surfant sur les forums de voyages, type forum du routard.
Nous l'avons contacté courant janvier pour un voyage en avril. Après plusieurs échanges de Mail, nous sommes arrivé à bâtir ce voyage dans le sud tunisien et que nous avions envie de vous faire partager.
__________________________

En italique pour chaque jour, les prévisions et indications touristiques que notre guide prévoit de nous faire découvrir.

Lors de notre circuit, nous avons découvert différentes orthographes pour les noms de lieux. par ex: Chenini, Chinini; Hadada, Hedada, .....

Ce blog est découpé en deux parties pour des raisons de place.

1ière partie : Jour 1 au Jour 5.

2ième partie : Jour 6 à Jour 10

_____________________

 

Jour 1 : Djerba
Assistance et accueille à l’aéroport de Djerba et transfert à l’hôtel 3* « Le Riadh » au centre ville de Houmèt souk, dîner selon horaire d’arrivée et logement.
Lundi 05 avril 2010,
Arrivée à Djerba en provenance de Lyon et installation dans un petit hôtel "hôtel Erriadh" en plein centre de Houmèt Souk. Petit hôtel très sympa, loin du bruit, un accueil chaleureux et pas de problème coté propreté.
Visite du souk, très sympa, pas de harcèlement du côté des vendeurs, vous pouvez faire quelques achats, mais pour les poteries attendez d'être à Guellala, certes plus cher mais avec beaucoup plus de qualité et d'imagination dans les motifs, qui sont réalisés sans plan papier mais uniquement par la pensée des femmes qui les réalisent.
Premier repas dans un resto à l’entrée des souks, recommandé par des guides célèbres, je choisis les calamars grillés que je vous recommande.
 
Le patio à l'interieur de l'hôtel,

le souk est situé juste derrière l'hôtel et pourtant nous sommes au calme.

 
La porte de l'hôtel, magnifiquement ouvragée.
 
Une ruelle des souks à 8h du matin
 
La partie couverte des souks toujours à la même heure avant l'effervescence.
 
Jour 2 : Djerba / Médenine / Tataouine / Chenini (160km)
Après le petit déjeuner, départ de Djerba par la chaussée romaine qui relie l’île au continent vers Medenine, visite d’un lac salé en cours de route, arrivée à Médenine visites des Gorfas de Métameur, déjeuner et continuation vers Tataouine visite du centre ville et direction le village berbère de Chenini, visite des habitations troglodytiques, diner et nuit dans au gite rurale.
 
La voie romaine
la voie romaine (7 km) qui relie l'île de Djerba au continent
 
Oliviers centenaires
En cours de route nous verrons des oliviers qui sont plus que centenaires.
Noureddine

Notre guide Nourredine

 

Nourredine est un jeune homme plein de qualités et un seul défaut ...   celui d'être têtu !!!

J'en ai fait l'expérience avec le thé à la menthe que je déteste mais qu'il m'a fait boire à maintes reprises.
Il a plein de qualités comme la connaissance de son pays, de sa culture, de son tact, de sa discrétion et il a plein d'humour.
Vraiment si vous faites ce circuit demandez à Moez d'avoir comme chauffeur/guide Nourredine.
___________________________
 
Mardi 06 avril 2010,
C'est le vrai départ de notre circuit. Nous quittons Djerba par la voie romaine en direction d'un petit lac salé sans comparaison avec celui que nous traverserons dans quelques jours.

Le sol est légèrement blanc, cela est du au sel qui est à la surface.

 

   
Nous arrivons à Metameur où nous visitons notre premier Ksar avec ses Ghorfa. nous sommes les seuls touristes et nous profitons pleinement du site.

 
Au moment de déclencher qui pointe son nez !!!
 

Mon premier thé à la menthe et ce ne sera pas le dernier !!!

Après le repas de midi que nous prenons à Medenine, direction Tataouine où nous découvrirons la fabrication des "cornes de gazelles", c'est très bon, mais attention aux kilos !!!
 
Tataouine

Tout est bon pour attirer le touriste !

 Place du marché à Tataouine

 
Nous poursuivons, par le chemin des écoliers, notre périple en direction de Chenini. juste avant d'arriver à Chenini, visite de la mosquée des Sept Dormants.
Avant d'arriver à la mosquée Des Sept Dormants, on aperçoit sur le bord de la route des pierres qui sont en fait des tombes. 2 pierres levées correspondent à une tombe d'homme : la tête et les pieds, 3 pierres pour une femme : tête, ventre et pieds et pour un très jeune enfant : une pierre.

Au pied de la mosquée des sept dormants se dressent des tombes de plus de 4 mètres de long. C’est là que, selon la tradition, sont enterrées des berbères chrétiens persécutes par l’empereur romain DECE (201-251) qui a régné entre 249 et 251 Ap.J.-C. Ils trouvèrent refuge dans l’actuelle Chenini. Les soldats les capturèrent, les emmurèrent dans les tombes et les martyrs s’endormirent pour 4 siècles. A leur réveil ils se retrouvèrent en pays musulman. ils se convertirent à l’islam et puis moururent, une autre légende raconte qu'ils dormirent d'un sommeil miraculeux pendant deux siécles seulement et furent tant étonnés à leur réveil de voir que leur argent n'avait plus cours lorsqu'ils cherchèrent à acheter de la nouriture dans un village voisin. Aussi demandérent-ils alors à Dieu de les faire mourir...!

Nous arrivons enfin à Chenini. Nous découvrons le village, le paysage est grandiose, celui-ci s'est developpé sur plusieurs niveaux, ici pas de voiture, tout le materiel est transporté à dos d'âne. Le Ksar qui remonterait au 12e Siècle est perché sur un éperon rocheux, certain greniers sont encore utilisés.
Nous nous installons pour la nuit dans un gîte troglodyte, tenu par Mohamed NAFAA. Nous dormirons donc dans une grotte, le sommeil sera de plomb, moi qui avait peur d'être claustrophobe. Nous quittons le gîte pour aller dîner, attention se munir d'une lampe torche pour le retour au gîte. Peu ou pas d'éclairage public pour guider nos pas. Le repas est copieux avec une soupe d'orge (excellent) brick à l'œuf (bof pour moi) et spaghetti ce qui  me parait étrange !!!
 
Jour 3 : Ksar Hadada / Beni Khedach / Ksar Guilane (130.km)
Départ pour la visite du kasr Hadada célèbre lieux de tournage du film « star wars », continuation pour le village montagneux de Beni khedach, direction par les pistes ensablé pour arrivée à Ksar Ghilane, installation dans le campement et déjeuner à el « Bibane », possibilité de se baigner dans la source d’eau chaude et d’une balade à dos de dromadaire. Dîner et veillée saharienne à la belle étoile, nuit sous tente bédouine.
Mercredi 07 avril 2010,
En route  vers Ksar Ghilane via Ksar Hadada, célèbre lieu de tournage du film Star Wars.  
La zone non restaurée

La partie restaurée où des scènes du film ont été tournées

Nous poursuivons par des paysages grandioses.Nourredine, lors d'un arrêt nous fait aussi découvrir des plantes comme l'herbe à mouton qui est très parfumée et qui pourrait être un mélange de thym avec quelque chose de plus relevée, comme de la sarriette, mais aussi de la Ghidine qui est une herbe pour faire des cabas. On la fait sécher, puis ensuite on la mouille et avec les fils, on fabriquer des cabas.

Nous roulons en direction de Ksar Ghilane, dans quelques kilomètres le début de la piste, lorsque nous tombons sur une voiture en panne, dépannage de celle-ci, hé oui, Noureddine est aussi mécanicien et puis dans le désert l'entraide est primordiale, c'est une panne de gasoil, la pompe est désamorcée. Un quart d'heure plus tard la voiture est dépannée, mais elle tourne sur 3 pattes, un injecteur est bouché, cela est suffisant pour permettre aux passagers de rejoindre le village le plus proche.
De  notre côté nous continuons vers Ksar Guilane, qui se trouve à environs 80 km. Enfin c'est la piste, plus de bitume, Noureddine roule à 70-80 km à l'heure afin de surfer sur les bosses de la piste. Au milieu de nul part une source d'eau, un berger est en train de désaltérer son troupeau.
   
 Nous repartons vers Bir Soltane, étape obligatoire après la fin de la piste, les murs sont couverts de cartes de visites du monde entier, à croire que tous les rallyes deTunisie passent par Bir Soltane.

 

 

 

 On peut être aux portes du désert, il n'en reste pas moins que la civilisation est là !!!
 
Plus que 50 km et nous serons dans l'oasis de Ksar Ghilane, deouis Bir Soltane nous avons retrouvé le bitume, Noureddine fait des pointes à plus de 100 km/h nous avons prit un peu de retard et il commence à avoir faim. Nous ne savons pas où regarder, car le paysage est extraordinaire. Au loin le Grand Erg qui préfigure le début du désert. Enfin nous quittons le bitume pour la piste et c'est l'arrivée à Ksar Ghilane.
Ksar Ghilane
 La source d'eau chaude
 Le campement  
La source nous offre une température de 35 degrés, trop bien, délassant, on y reste un bon moment. Nous nous baladons dans la palmeraie, le soleil tape, nous commençons à avoir des coups de soleil. Pour la promenade à dos de dromadaire nous préférons attendre l'étape d'El Faour, nous serons tout seul.
Le campement est très sympa, la tente pour huit personnes est vide, nous pouvons choisir notre place, nous n'y serons que nous deux, notre guide ayant quant à lui une tente pour lui seul. Que "les dos fragiles" se rassurent, il y a des lits très confortables, mais l'oreiller est très dure, mon mari préfère l'enlever et mettre une serviette pliée en guise d'oreiller.
Déjeuner et dîner dans l'oasis : Salade, brick, couscous, c'est la ronde des couscous qui commence !!!
C'est bon, car chaque couscous est différent, mais aujourd’hui nous allons attendre au moins 6 mois pour en remanger.
Un grain de folie est passé par là, le soleil surement.
Voilà que j'attrape une branche de palmier et me met à balayer !!!
 
Jour 4 : Ksar Ghilane / Douz / El Faouar (190 km)
Petit déjeuner et départ pour ville de Douz "porte de désert", visite du souk et continuation pour le village ensablé de Zaafrane et à travers les oasis et dunes de sable pour arrivée à el Faouar. Installation à l’hôtel el Faouar 3* et déjeuner, l’après midi libre entre les dunes, pour admirer le grand erg oriental au coucher de soleil. Dîner et nuitée à l’hôtel.
Jeudi 08 Avril 2010,
Départ de Ksar Ghilane en direction d'El Faouar en passant par Douz, aujourd'hui il y a un petit vent de sable qui s'infiltre partout. Attention à l'appareil photos. Pour nous cela est déjà impressionnant, mais pour Noureddine il est faible. Des fois, nous dit-il, on ne voit pas à 10 mètres. Nous commençons à rencontrer des troupeaux de dromadaires en liberté. Il faut faire attention car ils peuvent traverser devant la voiture au dernier moment.
   

 Le vent de sable balaie la route

Les dromadaires en liberté traversent la route avec insouciance

 

Les avertissements que vous voyez ci-dessous, nous les verrons tous les jours sous  diverses formes, un dessin de dromadaire dessiné sur la route ou avec des panneaux différents. Nous sommes dans le pays des dromadaires.  

 
Nous finissons par arriver à Douz "la porte du désert", marquée par une véritable porte blanche, qui mène instantanément sur le désert. Nous sommes bêtes, nous n'avons pas pris de photos de la porte.
   

 Le sable est d'un blanc rien à voir avec celui
de
 Ksar Ghilane qui est ocre

 Un vrai ou un faux Touareg ?

 Le remplaçant du dromadaire, un peu plus
bruyant !!!

Nous poursuivons vers  Es Sabria petit village qui peut être le prénom d'un homme ou d'une femme, mais qui veut dire aussi " celui qui est fort" . C'est un village qui est gagné par le sable et qui est désolé. On ne peut que penser à la chanson de France Gall " quand le désert avance", c'est une ambiance poignante, où seuls les barrages de feuilles de palmiers sont les moyens pour "limiter" les dégâts. Cela me donne envie de pleurer.
 

 Le village d'Es Sabria gagné par l'ensablement.

Arrivée à l'hôtel "El Faouar" à El Faouar, je sais il n'y a pas d'originatilée dans le nom de l'hôtel, d'autant plus que c'est le seul hôtel du village, qui lui aussi est gagné petit à petit par l'avancée du sable. Hôtel luxueux de 150 chambres, où nous sommes tous les 3, sans autres compagnons de route.
Nous profitons de l'étape pour faire une ballade à dos de dromadaire pendant plus d'une heure au milieu des dunes. C’est d'une beauté à l'état brut, où seul le silence permet de saisir ce climat si particulier. Si vous le pouvez, faites le et vous emporterez un souvenir bien plus précieux qu'un diamant.
 

 L'immensitée à perte de vue

 Nos vaisseaux du désert

 


-Jour 5: EL Faouar / Nefta / Tozeur / Nefta (160km)
Après le petit déjeuner départ vers Rijim maatoug, et Hazoua pour Nefta, installation à l’hôtel puis visite de la célèbre corbeille de Nefta, possibilité de visiter les oasis en calèche ( facultative 4.eur par per), déjeuner à l’hotel et départ pour Tozeur l’aprés midi, visite de la médina et possibilité de visite du musée dar chrait ( facultative 3.eur) retour à l’hôtel pour dîner et nuitée.
Vendredi 09 avril 2010,
Départ d'El Faouar pour s'arrêter tout de suite dans le village, c'est jour de marché, nous en profitons pour nous promener dedans, nous sommes les seuls européens.
   
   
Nous reprennons la route pour traverser des petits "Chott" qui sont l'avant garde du Chott El Jerid, et oh! miracle, nous découvrons  nos premiers mirages. Mirages qui feront l'objet d'un pari. l'appareil photo peut-il voir également les mirages ?
 
La réponse est, OUI.
_____________________________
La poursuite du voyage nous conduit à une carrière de roses des sables. En fait, les roses des sables sont extraites du sous-sol (sable), où il y a de l ‘eau. Il faut environ 25 000 à 30 000 ans pour qu’une rose des sables se constitue. L’an dernier une rose des sables de 2 tonnes 500 a été extraite.
   

 Les différentes étapes de cristallisation de la rose des sables

 Un bloc de roses des sables encore dans sa gangue

 
 

 Un joli bloc de roses des sables

 Fabrication de la fameuse galette Berbère, c'est délicieux !

Puis démonstration de la fabrication de la galette berbère, faite à base d‘eau et de farine. Elles sont placées sur la braise et recouvertes de sable. Lorsque des bulles d’eau s’échappent, il faut à nouveau recouvrir de sable.
Au bout de 5 minutes retourner la galette . Attendre encore un peu et puis déguster. C’est trop bon !
Nous repartons vers Nefta, en direction de la frontière Algérienne que nous longerons sur près de cinquante Kilomètres. Présentation de notre passeport à un Check-Point avant de poursuivre le long de celle-ci. Ici nous sommes dans une zone militaire. Le paysage par endroit est aride, nous ne voyons que des troupeaux de chèvres ou de dromadaires. sur les 50 Km, nous n'avons du croiser que 2 ou 3 véhicules.
 
Au loin nous finissons par apercevoir l'oasis de Nefta, la palmerai est immense. Noureddine nous explique que la palmerai va de Nefta à Tozeur, elle est  sans interruption sur près de 30Km.
 La palmeraie entre Nefta et Tozeur, au loin le Chott El Jerid avec un mirage dans le fond.
 

 Notre Hôtel "le Caravanserail" est un bel hôtel, chambre spacieuse avec patio et piscine. Nous avons l'impression d'être dans le luxe après le campement de Ksar Ghilane.

 

Après le repas de midi, nous partons pour Tozeur, mais avant cela, arrêt par la corbeille de Nefta. Je suis déçu, je m'attendais à quelque chose de plus grandiose encore. Est-ce les coteaux arides qui m'ont donnés cette impression ?
Je ne sais pas.
Nous continuons vers Tozeur, et nous visitons la médina où les portes des différentes maisons sont exceptionnelles de par les différents motifs. Découverte au détour d’une ruelle d'une ancienne maison berbère baptisée «la maison traditionnelle - moins 5 étoiles» et qui reconstitue la façon de vivre des berbères. L’accueil y est chaleureux et la visite très intéressante.
 

 Une entrée de la Médina

 Une porte dans la Médina

 
 

 Une ouverture de fenêtre

 Les briquettes servent de décoration

 

 

   

Après la visite de la Médina, Noureddine nous emmène dans la palmerai de Tozeur, nous découvrons des portes magnifiques, d'autres plus simples qui servent d'accès aux parcelles de la palmerai.

 


     

 


Retour vers Nefta, en route nous croisons de nouveau des dromadaires, mais avec une particularité, ils sont, pour certains, coiffés des sacs en plastique. Noureddine nous explique que le sac en plastique est une plaie en Tunisie, les habitants les jettent dans la rue et au hasard du vent, ils finissent par s'accrocher partout, sur les pierres des cimetières, dans les arbres, sur le dos des dromadaires, ...

 




Publié à 07:04, le 20/05/2010, Île de Djerba
Mots clefs : DouzChott el JeridTozeursud tunisienTunisieDjerba
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Les Pistes Berbères, un circuit de 10 jours, suite et fin.

Les Pistes Berbères, un circuit de 10 jours dans le Sud Tunisien


- Jour 6 : Nefta / Lezard Rouge / Oasis de Montagne / Nefta (230km)
Après le petit déjeuner départ pour Métlaoui et embarquement sur le train du bey "le lézard rouge" qui passe à travers les gorges de sélja, déjeuner au relais et l’après midi départ pour découverte des oasis de montagne de Chebika, tamerza et Midés. Retour à l’hôtel pour dîner et nuitée.
Samedi 10 avril 2010,
En avant pour les oasis de montagne, avant nous aurions dû prendre "Le Lézard Rouge" afin d'admirer le paysage des gorges de Selja, hélas, la voie ferrée et les ponts ont été emportés en novembre 2009 par une gigantesque crue de l‘Oued. Mais, Noureddine qui n'est jamais à cours d'idée a pris la piste menant à la ligne de chemin de fer et nous avons pu continuer à pieds et voir toute la reconstruction en cours et qui devrait s’achever en Aout d'après les ouvriers présents sur le chantier, d'autres ouvriers nous parlent de janvier 2011. 

 Le débouché des gorges de Sleja

 Le tunnel de chemin de fer permettant l'accès aux gorges de Sleja. En ce moment seul les camions l'empruntent.

 Le train "Le lézard rouge" s'inscrit à travers un canyon, et au fond de celui-ci ce trouve une mine de phosphate, dont toute la production est exportée pour l'agriculture vers les pays d’Europe.
   
Vous pouvez voir ci-dessus les travaux de reconstruction de la voie de chemin de fer, en grande partie financée par les mines de phosphate. La photo en bas à droite montre un des reste du pont qui est en cour de reconstruction.

Après cet intermède, nous reprenons la route en direction des oasis de montagne, nous empruntons une petite route (au lieu de la ligne directe) ce qui nous a permis de découvrir les montagnes désertiques striées par les vents. Ici ce massif est appelé "le Petit Atlas" en comparaison au "Grand Atlas" situé au Maroc. 
 

 


Nous découvrons la première des trois oasis de montagne "Mides" avec des gorges aux parois vertigineuses

L'oasis de Mides

 
_______________________
Direction l'oasis de "Tamerza" pour le repas de midi, avant cela, arrêt pour admirer le vieux village déserté de Tamerza et l'oued au pied du village.
 
Nous choisissons de déjeuner dans l'oasis plutôt que dans le nouveau village. nous sommes au fraiset à l'ombre, le resto est vraiment dans le type "routard".
Nous avons mangé tout le repas à l'envers : couscous, brick, salade !!!
Noureddine ne savait plus où se mettre, car il nous l'avait recommandé, pour son calme et la fraicheur de l'air, c'était très sympa.
_______________________
Avant de redescendre vers la troisième oasis, celle de "Chebika", nous nous arretons à un point de vue absolument superbe. D'un côté la vue sur le "Chott El Gharsa" et de l'autre sur la montagne avec des roches aux veines de couleurs différentes.
 

 
 La dernière oasis est engoncée dans le fond d'une petite gorge qui la fait paraître plus petite que les deux autres. La montagne au dessus est arride. Dans le fond de l'oasis côté montagne une source légèrement salée jaillit de la roche. Cette source sert à l'irrigation de l'oasis par de petits canaux qui va de parcelle en parcelle.
 

 L'oasis côté montagne

 L'oasis côté "Chott El Gharsà"

 

 

 La source d'eau jaillit de la roche par une fissure de celle-ci

 Les canaux permettent l'irrigation de l'oasis

La visite des trois oasis était superbe. Nous poursuivons notre retour vers Nefta via Tozeur en empruntant le Chott er Rahim, partie orientale du Chott el Gharsà. Sans le savoir nous sommes en dessous du niveau de la mer.

Un coeur

 Surface du Chott er Rahim, on distingue la crôute de sel en surface

 La nature fait de beau dessin !!!


- Jour 7 : Nefta / Tozeur / Kebili / Matmata (270 km)

Après le petit déjeuner départ pour Tozeur et traversée du grand lac salée «Chott El Djérid» visite et passage par Kebili, déjeuner et continuation vers Gabés, visite du souk El Jara célèbre pour les épices et puis continuation vers Matmata, qui offre une superbe vue panoramique aux décors de Star Wars avec son paysage lunaire, visite des habitations troglodytes, Dîner et nuit dans un hôtel troglodytique. 

Dimanche 11 avril 2010,

Aujourd’hui est un grand jour dans notre circuit, la traversée du lac salé “Chott el Djérid“ !!!

C’est grandiose. Le lac salé, asséché au mois d’avril, court sur des kilomètres et des kilomètres. 80 Km d’une route rectiligne. Les véhicules qui viennent vers nous, semblent sortir de l’eau avec des effets fantomatiques, distorsion des formes, encore les mirages.

la Route dans le Chott el Jerid

 

 La route de part et d’autre est bordée tout du long de bandes blanches de sel, par endroit les plaques de sel sont recouvertes d’eau l’ensemble prenant des couleurs très différentes : vertes, violettes, roses.

 

 Etendue d'eau salée qui borde la route

 Concretion de sel à la surface de l'eau

Soudain à quelques distances de la route, un bus abandonné sur le Chott, au milieu de nul part. Que fait-il là ?

Demi-tour, il faut aller voir ça, nous quittons la route pour rouler sur le Chott et découvrir le bus, tout du moins ce qu’il en reste.

Nous commençons le délire, personne autour de nous, nous sommes les rois du monde …

Finir le trajet en bus, même Noureddine joue le jeu et prend le volant.

Le Paysage est magnifique, hors du temps, en plus, le lecteur Cd (de la voiture, pas du bus !!!) diffuse une chanson de Charles Aznavour, cela rend les émotions encore plus fortes. Le monde semblait nous appartenir, mais que nous étions bien modestes par rapport à la nature qui nous entoure. Au loin un mirage, deux îles semblent se détacher au-dessus de l’eau.

 

___________________________ 

Retour à la réalité, nous reprenons la route rectiligne pour la poursuite de la traversée du Chott. Soudain au milieu du Chott, des boutiques !!!

 

C’est kitch et complètement incongru. Des tas de sable recouverts de sel colorés de couleurs différentes entourent des petits lacs d’eau salée, lesquelles grouillent d’êtres microscopiques, comment peut-il y avoir de la vie dans une eau aussi salée ?

 

La fin du Chott arrive, le paysage commence à changer, des arbustes rabougris et le sable remplace la croute de sel. Avant d’arriver à Kebili, nous faisons un détour par des sources d’eau chaude, de grands édifices servent à refroidir l’eau qui est puisée à plus de 1500 mètres de profondeur, l’eau sort de terre à plus de 80°C, elle est refroidie jusqu’à environ 40 - 45°C avant de partir vers la palmeraie qui borde le Chott.

 La fin du Chott

 La vie reprend

Au premier plan, un canal d'irrigation

La tour de refroidissement 

 L'eau est à 40°C, un petit bain ?

 Au sommet de la tour,
l'eau est à 80°C

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___________________________________ 

Nous nous retrouvons à quatre touristes plus nos chauffeurs pour le repas de midi à Kebili, dans le restaurant des dunes. On déjeune sous la tonnelle du patio, c’est divin.

Il faut repartir pour la poursuite du circuit, il reste encore 170 Km à faire cet après-midi. Donc direction Gabès, nous longeons le Jebel Tebaga, le paysage est toujours aussi aride, à tel point que par moment nous apercevons des trombes de poussières plus ou moins importantes qui se forment dans la plaine.

 Le Jebel Tebaga

 Une trombe de poussière au loin

 

Avant El Hamma, nous faisons un détour par une petite forêt d’eucalyptus, nous avons la chance de voir quelques eucalytus en fleurs,

 

Nous poursuivons vers Gabes, nous commençons à avoir un peu de circulation, la végétation cède la place à des zones industrielles. Nous entrons dans Gabes pour nous arrêter à côté du souk Jara, marché aux épices, ancienne place aux esclaves. La place est jolie, mais nous sommes tout de suite agressés par les vendeurs, je ne supporte pas, après avoir passé plusieurs jours en marge du désert, dans des zones peu peuplées, cette agression me donne l’impression de perdre d’un seul coup tout le bénéfice du séjour. Je n’ai qu’une envie, m’enfuir au plus vite et retourner au calme. Au bout d’une heure, j’arrive à évacuer cette colère qui m’est venue d’un coup en buvant un jus d’orange pressé. Nous reprenons la route avec soulagement vers Matmata. Nous retrouvons des paysages désertiques et arides en arrivant à Matmata.

 

Nous visitons un hôtel troglodyte où des scènes de le Guerre des Etoiles ont été tournées, avant de nous installer également dans notre hôtel troglodyte. Mais que nos amis claustrophobes se rassurent c’est largement ouvert vers l’extérieur.

_____________________

 L'hôtel troglodyte : le niveau du sol est situé au niveau du toit de l'hôtel. Nous sommes sous terre !

 

- Jour 8 : Matmata / Djerba (120.km)

Après le petit déjeuner, départ pour Djerba par le ferry,  tour de l’île pour visite de Guellala, Houmet Souk célèbre par ses magasins de souvenirs et son port de pèche et marina, retour à l’hôtel pour le déjeuner, après midi libre, dîner et nuitée à l’hôtel au bord de plage «Dar Taoufik» 

Lundi 12 Avril 2010,

La matinée débute par la visite d’une maison troglodyte traditionnelle où une dame nous accueille avec une galette berbère accompagnée d ‘une assiette d’huile d’olive et de miel (c'est délicieux, même à 8 heures du matin) et avec bien sur l’inévitable thé à la menthe. Nous découvrons beaucoup de choses sans que cela fasse trop «touristique», ainsi j’apprends à faire de la farine à la façon traditionnelle.

_____________

En direction de Djerba, nous prenons le bac à El Jorf pour une traversée qui dure environ 15 mn. A Ajim nous partons en vers Guellala, village célèbre pour ses poteries. En effet le magasin où nous conduit Nourredine, offre des pièces de toute beauté, loin des pièces vendues à Djerba dans Houmèt Souk. Quelques achats s’imposent que je fais avec beaucoup de plaisir.

Pour finir nous arrivons à Houmèt Souk pour le repas de midi, où nous mangeons notre énième couscous. Revisite des souks où l’on nous propose maintes fois des babouches, nous décidons en rigolant que couscous et babouches ne feront plus partie de notre vocabulaire pendant au moins 6 mois. Nous découvrons même un antiquaire qui propose de belles pièces, sont-elles authentiques ?

 

Ensuite Noureddine nous emmène visiter la marina, nous découvrons des empilements de jarres, celles-ci servent à la pêche aux poulpes.

 Les bateaux de pêche dans la marina

 Les jarres pour la pêche aux poulpes

 Fastidieux travail que de déméler
les filets après la pêche

Installation ensuite au Dar Taoufik, petit hôtel de 37 chambres, très sympa, à 200 mètres de la plage.

 

C’est le moment de se séparer Nourredine. Celui-ci repart pour Ksar Ghilane demain pour deux jours. Nous avons l‘impression de quitter un ami. Mais qui sait, Inch Allah ………….. 


 - Jour 9 : Djerba

Journée libre dans un hôtel au bord de plage en pension complète. 

Mardi 13/04/2010,

C’est une matinée très farniente : lecture ; mots fléchés, nous revoyons Moez pour faire le bilan du circuit qui est très positif, c’est la première fois qu’il le propose en 10 jours. Seul lieu à éviter Gabès où les vendeurs sont très agressifs, mais peut être que ce sentiment perçu venait du fait que nous avions passé plusieurs jours dans des endroits peu fréquentés. L’après midi : ballade sur la plage très agréable et propre.

 

 


- Jour 10 : Départ

Transfert de votre hôtel pour l’aéroport selon horaire avion et fin du circuit. 

Mercredi 14/04/2010,

Merci à toi Moez, de nous avoir concocté ce circuit en tenant compte de l’esprit que nous voulions donner à ce voyage. 

Un grand Merci à Noureddine pour nous avoir guidé hors des sentiers battus, expliqué la culture de ce beau pays, le mode de vie, l’esprit du coran, la géographie et cela avec une gentillesse permanente et une très grande disponibilité.

 

 

F I N

 



Publié à 07:18, le 16/05/2010, Île de Djerba
Mots clefs : MatmatagabesChott el DjeridDjerba
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